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Le peigne ancien en celluloïd

Le peigne ancien est un objet de brocante régulièrement recherché sur le net et apprécié des chineurs notamment les objets en celluloïd. Bien que faisant partie des plastiques, il n’empêche que certaines pièces sont étonnantes d’originalité.

Pour vous, pectiniphiles en devenir, voici des éléments qui espérons-le, vous aideront dans votre quête du peigne ancien.

De “Cro Mignon” à Plastic is fantastic

Un peigne est un outil muni de tiges parallèles appelées « dents », de taille, outre son rôle de nous donner “l’apparence d’être réveillé”,  il est devenu un authentique accessoire de mode depuis la nuit des temps. Des peignes en os furent trouvés datant de 8 000 avant J.C, au fil des âges l’homme a perfectionné sa maîtrise de différentes matières : os, corne, ivoire, bois, écaille de tortue, puis métal, et pour finir le plastique. Pour ce dernier une matière a eu le vent en poupe : le celluloid. dont voici un exemplaire afin d’illustrer ce propos.

Le peigne ancien celluloid connut sa période faste entre 1880 et 1930, en France il a contribué à l’essor de l’ndustrie d’Oyonnax.

Pourquoi du celluloïd : le saviez vous ?

Le celluloid doit son invention à la recherche d’une matière pour remplacer l’ivoire utilisé notamment pour tourner les boules de billards pendant la guerre de Sécession. En effet le blocus des sudistes empêchant toute importation, la société Phelan & Collender, de New York, fabricant d’accessoires pour  billards voit sa fabrique en danger. Ils décident d’organiser un concours dont le principe est de trouver un matériau de substitution à l’ivoire. John Wesley Hyatt invente le celluloid fruit du mélange composite d’une solution de nitrate de cellulose diluée dans de l’acétone. Perfectionné plus tard par son frère en associant ce même nitrate au camphre.

Le peigne ancien en celluloïd et sa fabrication

La fabrication des peignes en celluloïd est complexe. Elle passe par une succession d’étapes :
  • le rognage : découpe de la forme du peigne avec un couteau à détailler ou un emporte-pièce ;
  • le découpage : on découpe les dents avec une fraise. Plusieurs brevets ont été déposés et exploités pour fabriquer deux peignes ensemble dans la même opération de découpe, les dents de l’un correspondant à l’entredent de l’autre. C’est l’entrecoupage ;
  • le rencarrissage : la pièce brute de découpage est finie avec des outils spéciaux pour ébarber, lier et amincir les dents, les “appointer” (affiner les pointes) ;
  • le cannelage : décoration sur le dos du peigne, à la fraise ;
  • le ponçage : passage de la pièce préalablement trempée dans un bain d’une boue de pierre ponce pilée sur un rouleau fait de peau de buffle ou de lamelles de drap tournant rapidement
    • le courbage, c’est à dire la mise en forme après chauffage dans l’eau bouillante ou sur une plaque chauffante ;
    • le passage à l’acide : trempage rapide dans un bain d’acide acétique pour donner le brillant ;
    • le polissage : passage sur des rouleaux de peaux de mouton chamoisées avec un mélange d’huile et de kaolin.
    Ensuite, suivant l’article, est pratiquée la décoration : pose de similis diamants, filets d’or ou d’argent, gravage.

    Comment reconnaître un peigne ancien en celluloid ? Avec une lame de rasoir, grattez sans l’endommager un endroit peu visible (la partie interne d’une dent par exemple) et recueillez quelques tout petits copeaux de matière dans une soucoupe. Mettez-y le feu avec une allumette (éloignez l’objet lui-même). S’il se produit une petite explosion (pop !) et que l’odeur dégagée sent le camphre ou une matière chimique, vous avez en main du celluloïd ou du plastique.

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